DESIR DE...L'ESTHETISME: par Alain Livache













Le beau, le laid...Entre le beau et le laid, une autre voie...
"ce n'est pas beau, c'est laid, ça ne me plaît pas..."

Aujourd'hui une oeuvre ne tire pas sa légitimité de la fabrication d'une harmonie visuelle. Elle n'entend plus relayer les canons officiels du beau. Un "beau" on le sait, qui dans l'histoire a toujours relayé l'idéologie dominante, un rapport au monde normalisé.
Les oeuvres d'aujourd'hui ont plus affaire avec l'émergence d'un sens, d'une impression visuelle, d'un message, d'une invitation à intervenir sur le monde.
Cela à modifié son statut et sa fonction dans la communauté humaine.
Ce n'est pas le beau qui est recherché, ni le laid; c'est une autre voie, une autre voix.

REGARD #1 : La culture, l'art et l'imaginaire dans les entreprises françaises aujourd'hui

Nicolas Bourriaud, codirecteur du Palais de Tokyo à Paris témoigne:


"Les entreprises françaises ne croient pas à la culture, alors que c'est notre pétrole de l'économie française. La culture, avec les objets ou les modes de vie qui vont avec, c'est ce qu'on a de plus fort à vendre.
Ne pas s'appuyer sur le dynamisme de l'action artistique est un énorme gâchis pour les entreprises françaises, alors que la culture est le deuxième produit d'exportation américain après les armes et les avions...
...Si la France persiste dans l'ignorance de la culture, son économie sera progressivement ravalée. Qu'un pays comme la France qui en a les moyens, eu égard à son capital et à sa production culturels, n'utilise pas cette stratégie est de l'ordre du suicide.
Avis aux entrepreneurs; si vous ne vous intéressez pas à la culture par goût, intéressez-vous y par opportunisme ou par calcul. Nous perdons la bataille de l'imaginaire, alors que c'est une dimension fondamentale de notre capital. La constitution de ce capital passe par des oeuvres d' art, des produits culturels.
Nous formons en France des élites pour avoir des certitudes, à la recherche d'une omniscience pathétique. Il me paraîtrait utile qu'on les forme pour qu'ils soient capables d'une ouverture d'esprit, d'appréhender des faits inconnus. Le problème est d'être ouvert aux propositions et capable de les juger d'une manière dynamique.
Le déficit de culture et l'intérêt profond pour l'art d'aujourd'hui est lié à un analphabétisme visuel.
L'art est un ensemble de signes d'orientation dans le monde contemporain, comme la peinture pariétale de la préhistoire.
Si l'on n'apprend pas à décoder ces signes, on est (comme dans les rues de Tokyo) incapable de se diriger.

Comment un dirigeant incapable de se diriger lui-même dans les signes et les formes de vie du monde contemporain, pourra-t-il diriger son entreprise dans l'avenir et dans le monde de demain ? "

La communication par l'art, ça marche !


(Exposition en entreprise)
(Résultats d'une enquête Ipsos réalisée en juillet 2007)

L’étude Ipsos/L'art en direct sur le thème « L’Art en entreprise » réalisée en juin 2007 auprès de responsables de la communication ayant déjà fait appel à l’art, révèle que plus de 90% d’entre eux sont prêts à y avoir à nouveau recours dans le futur et les 3/4 pensent que “l’art trouvera de plus en plus sa place dans les entreprises”.

Pour une occasion festive, un lancement de produit, une remise de récompense ou encore pour la réalisation “d’une exposition susceptible de se faire l’écho des métiers de leur entreprise”, l’art devient le point de rencontre entre entreprise et performance, entre l’entreprise et ses collaborateurs.
Les résultats sont probants: 71% des personnes interrogées pensent que l'introduction de l'art en entreprise est efficace pour le renforcement de la “cohésion interne” et 60%, bénéfique au “rayonnement externe de l’entreprise”.
Depuis 10 ans, l’art revendique une autre place au sein de l’entreprise. Au-delà du mécénat, il est désormais reconnu d’utilité économique.
En interne, 59% des responsables de communication pensent que l’art permet de stimuler la “créativité et la curiosité des équipes”, de développer une “fierté d’appartenance à l’entreprise” (44%) ou encore de “créer du lien” (37%).
En externe, il est un formidable “vecteur de diffusion des valeurs et engagements de l’entreprise” (60%) mais il contribue également à “améliorer son image institutionnelle” (44%) et permet de faire “écho à ses valeurs d’innovation” (36%).

Exposition en entreprise (vu dans la presse.VdN)


Delphine DETAILLEUR, artiste peintre :
"Une curiosité visuelle. Une énergie entre couleur, image et gestuelle".

Andie TOESCA, sculpteur :
"A la frontière du language commence ma liberté d'expression par la sculpture.
Mon travail se veut en communication avec les spectateurs.
L'expression de l'artiste avec celle de l'observateur. J'essaye ainsi de créer une place
aux sentiments et à la vérité de chacun".

Direction Artistique, Didier MOON'S