ETRE BIEN ENSEMBLE POUR BIEN TRAVAILLER

Le sentiment de mal être au travail et de souffrance au travail

Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », qui n’est en fait qu’une manifestation de ce risque. Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. On les appelle "psycho-sociaux" car ils sont à l’interface de l’individu ( le’"psycho") et de sa situation de travail.

Il peut être lié à l’absence de reconnaissance au travail, à un ressenti négatif du travail ou encore à des tensions entre les moyens alloués pour réaliser le travail et les objectifs, la contribution et la rétribution, les exigences du travail et les compétences attendues…

Loin de s’opposer à la compétitivité des entreprises, la qualité de vie au travail est au contraire essentielle pour le développement durable et l’innovation.

(www.travailler-mieux.gouv.fr)

UNE APPROCHE GLOBALE ET INTÉGRÉE DU TRAVAIL

La santé constitue le socle de la qualité de vie au travail, dans son acception la plus large, telle que définie par l’OMS : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité ».

Au-delà, la qualité de vie au travail doit être mesurée à l’aune de l’épanouissement personnel qu’elle est capable d’engendrer, depuis la conciliation des temps de vie, en passant par le développement des compétences, des capacités relationnelles, de la créativité ou de la connaissance de soi.

La qualité de vie au travail est le résultat d’un ensemble de démarches, de règles, de pratiques construites au cours du temps à travers conflit, concertation, négociation, combinant dans des proportions variables le souci d’amélioration des conditions de travail et celui de l’efficacité.

Le résultat dépend finalement de la place qu’accorde au travail et à l’homme, l’ensemble des acteurs, mais plus particulièrement ceux qui assument le pouvoir dans l’entreprise : le travail est-il, oui ou non, dans la réalité quotidienne, considéré comme un facteur stratégique ?

Même si le sens de cette notion varie selon les individus, leur statut, leur âge, leur genre, leur emploi, il est possible d’identifier un certain nombre de variables ou de facteurs-clés qui apparaissent déterminants pour la qualité de vie au travail :
* La qualité des relations sociales et de travail : reconnaissance du travail, respect, écoute, considération des collègues et de la hiérarchie, information, dialogue social et participation aux décisions



Pour atteindre, dans la durée, les objectifs d’amélioration de la qualité de vie au travail, les principes suivants peuvent être retenus :
* Se poser simultanément la question de l’impact des solutions envisagées sur la performance et sur les personnes (santé, bien-être, développement professionnel, socialisation…). Impliquer les salariés et leurs représentants et en faire des acteurs de la construction des solutions proposées aux côtés des directions, de l’encadrement et des experts
* Faire de l’évolution de l’organisation du travail le primat de la conduite du changement
* Favoriser par tous les moyens l’innovation participative
* Se placer dans une perspective de long terme où les contraintes deviennent des opportunités de développement des personnes et des organisations

Promouvoir la qualité de vie au travail, c’est…

* Un choix de société, qui implique les salariés et les dirigeants des entreprises, les partenaires sociaux,
* Analyser, comprendre le travail et agir pour le transformer
* Encourager toutes les initiatives qui contribuent au développement des compétences, à l’évolution professionnelle et au bien-être au travail
* Agir pour que le travail favorise l’épanouissement physique, psychique et intellectuel des individus
* Faire que le travail soit un espace d’intégration y compris pour les moins aptes et les plus fragiles, et un espace de justice sociale
* Faire que chacun trouve sa place au travail et que le travail garde sa place parmi les autres activités humaines.



L’anticipation et l’accompagnement des mutations économiques.

Vos préoccupations; vous souhaitez anticiper une mutation importante de l’entreprise :

* la fin de fabrication d’un produit ou d’une prestation,
* la disparition ou l'arrivée d’une activité,
* l’arrivée d’une nouvelle technologie, d'un nouveau produit
* l’arrêt des relations avec un client, l'arrivé d'un nouveau client

La question est difficile à traiter dans l’entreprise…Comment concerter et agir sans déstabiliser tout en pérennisant l’entreprise ?

Les enjeux pour votre entreprise

Poursuivre la production du bien ou service jusqu’à son terme, parfois mouvant, dans les meilleures conditions de qualité et délai. Travailler avec l’encadrement et les salariés concernés, pour construire une organisation différente, les compétences futures, pour accompagner les évolutions de l’organisation, des compétences des salariés, « passer le cap » : mettre en œuvre le changement.

Les projets d’investissements
.
Vos préoccupations

Dans la vie d’une entreprise, les investissements (machine, système, bâtiment) sont des opportunités d’évolution à ne pas manquer. L’exercice est difficile : il faut « bien concevoir » pour ne pas décevoir …

* Comment bien concevoir et maîtriser un projet d’investissement ?
* Comment bien articuler le « neuf » avec l’existant ?
* Comment réussir la phase intermédiaire : déménagement, transfert, montée en charge ?

Les enjeux pour votre entreprise

Les investissements matériels ont des incidences majeures sur l’organisation, les conditions de travail et les compétences des salariés :
* création ou disparition de certaines fonctions.
* rendre le changement acceptable par tous.

L'approche

A partir d’un diagnostic préalable, déterminer la conduite d’un projet d’investissement en développant une démarche de conception :

* constitution et accompagnement d’une équipe projet,
* association des salariés, collaborateurs, au projet,
* balisage des étapes du projet et mise en cohérence des actions,
* aide à l’entreprise dans ses choix en apportant une expertise ,
* aide à la définition des cahiers des charges.

(source www.anact.fr)

"L’ART C'EST BON POUR MON ENTREPRISE”




Même en période de crise, de nombreuses entreprises poursuivent leurs actions de mécénat, car leur identité est étroitement associée à leur engagement artistique vis-à-vis de leurs salariés, clients ou prospects.

« On peut vivre après tout sans musique, sans poésie, sans amour et sans art. On peut vivre, mais pas si bien », disait le philosophe Vladimir Jankélévitch. Il n’avait pas tort. Même en période de crise, de nombreuses entreprises poursuivent leurs actions de mécénat, car leur identité est étroitement associée à leur engagement artistique vis-à-vis de leurs salariés, clients ou prospects. « La loi du 1er août 2003 a dynamisé le mécénat au moyen d’un nouveau dispositif fiscal très attractif », estime Patrice Marie, chef de la mission du mécénat au ministère de la Culture. Environ 1 300 entreprises mécènes ont été répertoriées. « Celles-ci font des dons en priorité dans la musique et les arts plastiques », souligne Nicole Gimenez, chargée du réseau régional de l’Admical, l’association pour le développement du mécénat industriel et commercial.

Des PME s’organisent autour de clubs d’entreprises. Ame (Arts et Mécénat d’entreprises en Essonne), Arpège (concerts de l’Orchestre national de Lille), Mécènes du Sud sont devenus des modèles pour tous ceux qui, dans leur région, veulent les imiter.
« A Mécènes du Sud, une trentaine de sociétés cotise à hauteur de 5 000 ou 15 000 euros par an, selon la taille », explique Eric Chaveau, le président, par ailleurs PDG du groupe de fabrication de peintures Pébéo, implanté à Gémenos, près de Marseille. « Notre budget de 150 000 euros finance, cette année, quinze projets sélectionnés par un comité de professionnels. » Rien d’étonnant qu’Eric Chaveau se soit engagé dans cette démarche. Son grand-père hébergeait chez lui des artistes, et son père leur offrait des tubes de peinture. Chaque année, Pébéo achète pour 15 000 euros d’oeuvres d’art qui sont exposées dans l’usine, le showroom, les couloirs, les bureaux et le jardin d’hiver du siège. « Par ailleurs, précise Eric Chaveau, nous consacrons la même somme à des actions de mécénat. » Les salariés sont fiers de cette tradition et n’imagineraient pas une manifestation artistique dans la région sans le soutien de Pébéo.

Egalement membre fondateur de Mécènes du Sud, Christian Carassou-Maillan, président de Vacances bleues (séjours pour seniors), fait du mécénat un outil de communication interne. Au siège, à Marseille, avant chaque exposition, les collaborateurs choisissent les tableaux qui vont décorer leur bureau. « J’ai un Alberola auquel je tiens beaucoup, confie Joëlle Lebrun, l’assistante de Christian Carassou-Maillan. Je n’aimerais pas m’en séparer. » Pourtant, c’est la règle : les tableaux tournent. Y compris dans la vingtaine de résidences de Vacances bleues. Pour le plus grand bonheur des estivants.
Sylvain Breuzard, le PDG de Norsys, une SSII de 130 personnes, a invité une dizaine d’artistes à exposer pendant plus d’un mois dans le patio de son entreprise. « Chaque artiste a donné une oeuvre pour la vente aux enchères que j’ai montée à la fin de l’exposition. Nous avons versé les recettes à notre fondation, qui aide les enfants du Maroc à accéder à la formation et à la culture. Certains salariés donnent parfois un coup de main bénévolement, mais ce n’est jamais une obligation."

BALISER L'INCERTAIN, C'EST AUSSI REGARDER.


(Christophe Motury Trio)

ACCEPTER L'EXTINCTION DE VIEILLES LOGIQUUES
ET OUVRIR DE NOUVEAUX POSSIBLES.
En période de transformation radicale comme celle que nous vivons aujourd'hui, se contenter d'appliquer les enseignements des anciens et d'imiter les success stories conduit à un télescopage violent avec le monde réel contemporain frénétique, inédit, changeant.
Artistes et entrepreneurs contemporains ont ceci en commun qu'ils n'acceptent pas les logiques en vigueur et leurs représentations pour acquises. Ils les transforment et sont capables de les abandonner. Découvrir est possible à tout âge.
Si les dirigeants s'ouvrent à la sensibilité artistique et en tirent des conséquences concrètes pour définir leur stratégie
l'impact peur-être immédiat et très large.

COMMENT DONNER UNE VISION DU DEVENIR OU UNE IMAGE À L'ABSENCE ?
Le travail de l'artiste est de construire une vision. Redessiner régulièrement le portrait de l'entreprise pour réactiver son devenir. Déjà les grands maîtres de la peinture repeignaient par-dessus pour donner de nouvelles orientations à leur projet.
A fortiori dans l'art contemporain.
Croiser passé, présent et futur; introduire le futur possible dans le présent ouvre à l'aventure au quotidien et oxygène la réalité de l'entreprise. Chaque idée nouvelle enrichit d'une étoile la constellation de l'entreprise. Les résultats ne sont plus que les traces éphèmères de processus de création, de décision et de production à réactiver chaque jour.

Agir en entrepreneur responsable exige une capacité à "voir l'invisible" ce qui engage les générations futures, bien au-dlà des signes du marchés et des indications des enquêtes d'opinion. Voir l'invisible, c'est scruter le présent en profondeur : les gestes et évènements du quotidien, dans la rue comme dans toutes les instances de la vie, tout en ayant à l'esprit les archétypes des désirs humains comme des évolutions physico-chimiques, techniques, biologiques ou sociologiques de longues durée.
C'est un extraordinaire défi à la perception.

>Sortir des sentiers battus, provoquer pour questionner.
LIBÉRER L'ART DE LA DÉCISION
Le processus artistique se caractérise par un questionnement perpétuel des limites de notre perception, de notre action et de notre intelligence. L'art progresse par un questionnement sans relâche des idées, du discours et des formes. En posant des questions par un langage des formes, l'art force la réflexion, ouvre le regard, libère l'esprit et entraîne à faire des choix et des évaluations multicritères. Agissant sans repères préétablis, l'artiste est confronté à des choix incessants tout au long de son processus de travail, qui en font un champion de la décision.

INVENTONS L' HYPERENTREPRISE DU XXIe SIÈCLE.


Illustration; LUNE (Berlin)

"Le monde d'aujourd'hui nous invite à créer une forme nouvelle d'entreprise, dont la valeur est aussi fluctuante que celle d'une oeuvre d'art contemporain; l'hyperentreprise, faite de flux, d'interactions, de mouvements incessants, au carrefour du monde virtuel et du monde réel, plate-forme innovante en constante transformation, requérant de ses dirigeants comme de ses collaborateurs, partenaires et clients, des postures, des capacités et des manières d'agir dont les artistes contemporains pourraient être les précurseurs.

L'hyperentreprise intègre les richesses du passé pour mieux les recycler ou les transcender. Mais créer de la richesse dans la vélocité nécessite une mutation relationnelle qui pourrait passer pour un nouveau manifeste futuriste d'économie.

Aller vers l'autre, tisser des liens créatifs, inventer des solutions avec ses clients; l'économie immatérielle, dont l'hyperentreprise exprime la quintessence, requiert des qualités aussi nombreuses et diverses que l'exercice d'une autorité esthétique fondée sur le sentiment, la sensation et l'émotion de "vibrer ensemble" , l'ouverture à l'autre et l'exposition permanente au jugement d'autrui, l'adaptation constante des stratégies, la transformation permanente, la coopération spontanée, la mise en scène d'expériences relationnelles créatrices de valeur, et enfin de la performance comme art de vivre.

Dans l'art contemporain, pour susciter de l'intérêt et attirer vers lui des flux critiques, médiatiques et financiers dans un univers saturé de signes et d'images, l'artiste est contraint de démontrer sans cesse sa capacité à surprendre, tout en exprimant la quintessence de son époque.

A l'heure de l'économie immatérielle des services, le manager entrepreneur est celui qui a la capacité à attirer vers soi les flux de confiance, d'exigence, de sympathie et de liquidité des investisseurs.
Il représente un projet "d'expérience à partager" qui intéresse des clients; aura d'image, de prestige ou de plaisir, et de services associés qui vont avec. Pour attirer les investisseurs, l'entreprise doit démontrer qu'elle tient ses promesses
grâce à des succès.

Entreprendre au XXIe siècle c'est apprendre à naviguer avec une visibilité à court terme, en étant capable de remettre constamment en question la stratégie qui soutient ses objectifs. Les entrepreneurs contemporains agissent ainsi dans un environnement qui les contraint à adopter une posture proche de l'attitude nomade des artistes.
Notre réalité est devenu tellement fluctuante qu'elle ne peut plus entrer dans aucun modèle théorique de performance.
Assumons donc le fait ; le monde qui émerge est un monde rempli d'écume, plutôt que de pyramides lourdes et stables. Dans l'écume humaine, chaque bulle est un univers en soi, avec sa culture, sa mentalité, sa complexité, sa créativité, ses capacités défensives et offensives, notamment en matière de création, de relation
à autrui.

Dans notre monde contemporain, les entrepreneurs comme les artistes traversent le monde réel, en captent les mouvements invisibles. Ils détectent les tendances émergentes qu'ils confrontent aux traces du passé pour stimuler des processus d'innovation chargés de sens pour leur environnement, pour leurs clients, pour leurs collaborateurs et pour eux-mêmes.
Ils sortent du cadre des idées convenues pour donner naissance à des projets uniques, différents. Le développement se traduit par une action responsable des artistes et des entrepreneurs, pour dépasser le seul profit, pour partager la confiance en soi et l'élan constructif, pour créer de la valeur et pour contribuer à l'équilibre d'un monde où tout interagit avec tout.

Ils dessinent et partagent des visions en devenir pour inventer de nouveaux futurs.
Ainsi les artistes comme les entrepreneurs révèlent et assument leur mission noble." C.M

INSPIREZ-VOUS DE L'ART POUR MANAGER AUTREMENT

"L'économie de la connaissance exige des dirigeants et des managers qu'ils maîtrisent les formes de vie qui les entourent. L'art contemporain, à travers ses problématiques et ses processus de création, fournit les codes d'accès pour les déchiffrer et offre des angles de vue nouveaux, nécessaires à la création de richesse économique, sociale et culturelle."

Avec des méthodes innovantes inspirées de et par l'art, des pistes d'actions pour manager autrement et des rencontres managers/artistes/publics, happyhours! formule le voeu, que 2010 vous permettra de mettre en oeuvre les transformations stratégiques dont dépendent la survie et le développement de l'entreprise de demain.
C.M

DÉSIR DE...L'ÉMOTION: par Alain Livache


Entre le concept et l'émotion, une autre intelligibilité.
"je ne ressens rien,...cela ne me procure aucune émotion,...c'est intellectuel,...c'est incompréhensible,..."

Beaucoup d'oeuvres ont plus de correspondances avec un essai qu'avec un roman. On n'attend pas d'un essai sur la bioéthique de l'émotion, on en attend des mises en question, des positionnements sur lesquels prendre appui pour étayer son approche personnelle. Ainsi donc, certaines oeuvres sont de cet acabit, elles émargent plus à une pensée qu'à un acte de sensibilité.
Il convient alors d'apprécier l'oeuvre pour ce qu'elle propose, pour ce qu'elle est.
Et ensuite en fonction de ce qu'elle est, d'y apporter un regard critique.

ENTREPRISE : Art, métamorphose et entropie. Bernard Arnault,pdg de LVMH déclare :


(Exposition en entreprise)

"Que se soit dans la peinture, la musique, ou la mode, il y a des fractures dans le parcours de la création. La réussite dans les entreprises vient de la capacité que l'on a à gérer les deux, l'irrationnel et le rationnel : à transformer cette irrationnel en réalité économique. Et c'est cela qui est captivant. Pour réussir, il faut avoir un sens artistique, être capable de sentir les évolutions. L'idéal est d'avoir en soi cette ambivalence."
Plus on a appris à désapprendre, plus on apprend à apprendre; le rythme d'innovation s'accélère indéfiniment, le désir d'entreprendre gonfle sans fin, l'intuition de nouveaux projets attise la passion de la création de richesse. Accepter que chaque être dans ce monde est mortel, que chaque élément va inexorablement vers sa destruction, accepter que dans chaque ordre réside le désordre vital, aide à briser les modéles établis, à accepter des dialectiques nouvelles et à accéder à l'autorité esthétique.
En tant que recherche d'équilibre dynamique entre l'ordre hérité des traditions et le désordre inhérent aux innovations et aux confrontations d'idées et de projets, l'entropie est aussi un puissant vecteur de réinvention et de transformation des entreprises.
"Les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan d'une société:
sa réputation et ses hommes" Henry FORD

REGARD #3 : L'art et la communication interne. Par José Frèches.

L'art visage quotidien de l'entreprise.

"la communication interne peut enfin trouver dans l'art un appui continu, un fil rouge en quelque sorte, qui donne un sens à l'identité de l'entreprise au quotidien. C'est au quotidien que l'entreprise doit prendre un visage, à travers ses activités, ses métiers, ses services, ses produits ou ses marques. L'art peut alors se décliner sous forme d'ateliers, de conférences, d'expositions, de dossiers en utilisant les supports papier ou web. Il s'agit de faire vivre l'entreprise dans un registre stimulant, en dehors de son cadre strictement productif, pour en appuyer la stratégie, l'orientation, les valeurs, l'âme, l'éthique, le sens.
Proposer aux salariés des expositions, c'est les inviter à partager des moments de détente et de découverte qui cultivent à la fois la curiosité et l'émotion. La récurrence et la pérennité quotidienne de ces respirations artistiques apportent une valeur supplémentaire de reconnaissance identitaire dans un modèle artistique, perçu comme un accompagnement.
L'identité de l'entreprise trouve dans le modèle artistique plusieurs modes d'incarnation privilégiés: le mécénat, l'événementiel, l'accompagnement quotidien.
En termes de communication interne, cet outil s'avère d'autant plus efficace qu'il s'adresse aux sens et donne ainsi une visibilité plus aisée à un visage devenu difficile à cerner, mobile à l'extreme et souvent inquiétant.Au masque, l'art substitue
un portrait d'une authenticité dont les entreprises auraient tort de se priver, tout particulièrement lorsque leur identité est mise à mal par les aléas de la réalité économique."

REGARD #2 : L'art et la communication interne. Par José Frèches.


L'art visage d'exception de l'entreprise.

"Le laboratoire Sanofi Synthélabo a mis en place un dipositif de communication interne fédérateur autour de valeurs culturelles et artistiques: l'humanisme, valeur phare avancée par l'entreprise, se décline sous forme d'exposition, de conférences, de cycles de formation. Anniversaire, déménagement, fusion, restructuration, ou tout simplement manifestation annuelle, les occasions sont nombreusesde rappeler à ses personnels que les activités et les marques d'une entreprise sont aussi matière à imaginer, à rêver, à créer. Elles sont même des temps indispensables de détente et de respiration, pour réactiver la flamme du quotidien et rappeler l'identité tout simplement qui rassemble des corps de mêtiers, des compétences, des personnalités.
Ces temps forts de la communication interne participent à forger une identité collective en même temps qu'ils ouvrent souvent un dialogue impossible dans d'autres circonstances parce qu'il s'y échange des émotions et des expériences uniques en leur genre, qui n'ont aucun autre lieu d'expression."

ENTREPRISE : De l'exigence éthique à l'engagement artistique. Par Gilles Lipovetsky - philosophe et sociologue



" L'art a cela de particulier, qu'il est à la fois supérieur et populaire: il manifeste ce qu'il y a de plus élevé, et il le manifeste à tous." La philosophie de l'art, Taine.

"4 grands facteurs qui expliquent la valorisation nouvelle de l'éthique, au sein même de la stratégie des entreprises : besoin de garde-fous sécuritaires dans un contexte de mondialisation aux régles de plus en plus floues; réaction contre l'essor des pratiques malsaines du business; développement d'un marketing des valeurs et de la solidarité; prise de conscience de l'importance du facteur humain dans les ressources humaines.
Le pouvoir des médias place enfin les entreprises sous une surveillance constante qui ne leur permet plus d'ignorer les mouvements protestataires de consommateurs.Bref, l'entreprise de demain sera citoyenne ou ne sera pas, serait-on tenté de dire. Acteur de fait de la vie civique, l'entreprise se trouve plus que jamais responsabilisée par rapport à l'environnement dans lequel elle évolue.

Tolérance, diversité, exigence d'absolu...
En termes d'éthique, l'art véhicule des valeurs de diversité et d'identité qui ne sont pas incompatibles entre elles et c'est bien l'une de ses spécificités uniques. Une autre valeur commune à l'art et à l'éthique, est celle de l'absolu, que ce soit sous la forme d'une quête de sens , de beauté, de transcendance. On ne transige pas , en éthique, avec le respect de la vie humaine. L'oeuvre d'art ne fait pas davantage de compromis avec son ambition de réaliser un rêve, de donner forme à l'imaginaire, de concrétiser un idéal.
Enfin l'art dispense une atemporalité qui l'affranchit des modes, du culte de la modernité, du jeunisme, de la mort.
Cette valeur qui lui est propre est particulièrement importante pour l'entreprise d'aujourd'hui dont l'avenir reste incertain et aléatoire, et pour le citoyen qui s'inquiète de plus en plus de son avenir, de celui des générations à suivre, de celui de la planète. Les oeuvres d'art vivent mais ne meurent pas , elles restent et témoignent de ce que l'humanité peut produire de meilleur. L'entreprise qui s'y associe acquiert d'emblée une éthique de durée, de crédibilité dans le temps, valeur qu'il lui est extrêmement difficile d'incarner par le seul biais de ses activités directement profitables.

L'obsession du moindre coût doit s'accompagner d'une plus grande recherche créative.
La mission de l'entreprise est d'abord de créer des richesses, des biens économiques, et d'assurer sa compétivité pour ne pas menacer son existence dans le futur. Le but de l'entreprise n'est pas de réaliser le bien moral partout et toujours.
Pourtant, dans le domaine des ressources humaines, l'hyperindividualisme et l'hyperanxiété appellent une réponse : l'attention plus systématique au facteur humain et à l'épanouissement des personnes, au respect des individus et à la valorisation de leur rôle dans l'entreprise, me semble incontournable dans l'intérêt même de l'entreprise.
J'ajoute que l'exigence morale du respect des contrats, des engagements et de la parole donnée est fondamentale parce qu'elle fonde la possibilité même de la vie économique, laquelle suppose la confiance entre les acteurs. On l'a vu dans la crise bancaire récemment.

Esthétisation du quotidien, aspiration d'un nouvel art de vivre, éthique des entreprises, il y a matière à envisager la place de l'art dans l'entreprise sous de nouvelles formes.
Il semble que le mécénat artistique parrainant de grands événements dans la ville devrait donner lieu à des propositions plus diversifiées, plus nombreuses. Je constate que l'art dit d'avant-garde ou émergent, reste coupé du grand nombre
mais pour autant, un public de plus en plus nombreux, est concerné et se montre curieux d'expressions artistiques au sens large. Voyez le succès des grandes expositions, du tourisme culturel, des animations de rues.
Beaucoup reste à faire et à imaginer. C'est un vecteur à développer pour les entreprises riche en potentiel d'images."

DESIR DE...L'ESTHETISME: par Alain Livache













Le beau, le laid...Entre le beau et le laid, une autre voie...
"ce n'est pas beau, c'est laid, ça ne me plaît pas..."

Aujourd'hui une oeuvre ne tire pas sa légitimité de la fabrication d'une harmonie visuelle. Elle n'entend plus relayer les canons officiels du beau. Un "beau" on le sait, qui dans l'histoire a toujours relayé l'idéologie dominante, un rapport au monde normalisé.
Les oeuvres d'aujourd'hui ont plus affaire avec l'émergence d'un sens, d'une impression visuelle, d'un message, d'une invitation à intervenir sur le monde.
Cela à modifié son statut et sa fonction dans la communauté humaine.
Ce n'est pas le beau qui est recherché, ni le laid; c'est une autre voie, une autre voix.

REGARD #1 : La culture, l'art et l'imaginaire dans les entreprises françaises aujourd'hui

Nicolas Bourriaud, codirecteur du Palais de Tokyo à Paris témoigne:


"Les entreprises françaises ne croient pas à la culture, alors que c'est notre pétrole de l'économie française. La culture, avec les objets ou les modes de vie qui vont avec, c'est ce qu'on a de plus fort à vendre.
Ne pas s'appuyer sur le dynamisme de l'action artistique est un énorme gâchis pour les entreprises françaises, alors que la culture est le deuxième produit d'exportation américain après les armes et les avions...
...Si la France persiste dans l'ignorance de la culture, son économie sera progressivement ravalée. Qu'un pays comme la France qui en a les moyens, eu égard à son capital et à sa production culturels, n'utilise pas cette stratégie est de l'ordre du suicide.
Avis aux entrepreneurs; si vous ne vous intéressez pas à la culture par goût, intéressez-vous y par opportunisme ou par calcul. Nous perdons la bataille de l'imaginaire, alors que c'est une dimension fondamentale de notre capital. La constitution de ce capital passe par des oeuvres d' art, des produits culturels.
Nous formons en France des élites pour avoir des certitudes, à la recherche d'une omniscience pathétique. Il me paraîtrait utile qu'on les forme pour qu'ils soient capables d'une ouverture d'esprit, d'appréhender des faits inconnus. Le problème est d'être ouvert aux propositions et capable de les juger d'une manière dynamique.
Le déficit de culture et l'intérêt profond pour l'art d'aujourd'hui est lié à un analphabétisme visuel.
L'art est un ensemble de signes d'orientation dans le monde contemporain, comme la peinture pariétale de la préhistoire.
Si l'on n'apprend pas à décoder ces signes, on est (comme dans les rues de Tokyo) incapable de se diriger.

Comment un dirigeant incapable de se diriger lui-même dans les signes et les formes de vie du monde contemporain, pourra-t-il diriger son entreprise dans l'avenir et dans le monde de demain ? "

La communication par l'art, ça marche !


(Exposition en entreprise)
(Résultats d'une enquête Ipsos réalisée en juillet 2007)

L’étude Ipsos/L'art en direct sur le thème « L’Art en entreprise » réalisée en juin 2007 auprès de responsables de la communication ayant déjà fait appel à l’art, révèle que plus de 90% d’entre eux sont prêts à y avoir à nouveau recours dans le futur et les 3/4 pensent que “l’art trouvera de plus en plus sa place dans les entreprises”.

Pour une occasion festive, un lancement de produit, une remise de récompense ou encore pour la réalisation “d’une exposition susceptible de se faire l’écho des métiers de leur entreprise”, l’art devient le point de rencontre entre entreprise et performance, entre l’entreprise et ses collaborateurs.
Les résultats sont probants: 71% des personnes interrogées pensent que l'introduction de l'art en entreprise est efficace pour le renforcement de la “cohésion interne” et 60%, bénéfique au “rayonnement externe de l’entreprise”.
Depuis 10 ans, l’art revendique une autre place au sein de l’entreprise. Au-delà du mécénat, il est désormais reconnu d’utilité économique.
En interne, 59% des responsables de communication pensent que l’art permet de stimuler la “créativité et la curiosité des équipes”, de développer une “fierté d’appartenance à l’entreprise” (44%) ou encore de “créer du lien” (37%).
En externe, il est un formidable “vecteur de diffusion des valeurs et engagements de l’entreprise” (60%) mais il contribue également à “améliorer son image institutionnelle” (44%) et permet de faire “écho à ses valeurs d’innovation” (36%).

Exposition en entreprise (vu dans la presse.VdN)


Delphine DETAILLEUR, artiste peintre :
"Une curiosité visuelle. Une énergie entre couleur, image et gestuelle".

Andie TOESCA, sculpteur :
"A la frontière du language commence ma liberté d'expression par la sculpture.
Mon travail se veut en communication avec les spectateurs.
L'expression de l'artiste avec celle de l'observateur. J'essaye ainsi de créer une place
aux sentiments et à la vérité de chacun".

Direction Artistique, Didier MOON'S